Editorial

Lettre ouverte au Ministre des solidarités et de la santé

Ségur de la santé « s’il vous plait, dessine moi un horizon »

Le Ségur de la Sante, comme un nouveau Grenelle, ouvre la voie à un espoir celui de « bâtir les fondements d’un système de santé encore plus moderne, plus résiliant, plus innovant, plus souple et plus à l’écoute des professionnels, des usagers et des territoires, avec des solutions fortes et concrètes ».

Mr le Ministre des Solidarités et de la Santé, j’imagine votre surprise quand un drôle de texte va vous réveiller.

Ce texte dit « s’il vous plait dessine moi un horizon ».

Chez nous, c’est indéfini, nous avons besoin d’un horizon.

Nous, ce sont les ostéopathes qui depuis le milieu de 20 ème siècle n’avons eu de cesse de soigner avec nos mains les maux de nos concitoyens.

Nous qui n’avons eu de cesse de prôner le naissance d’un nouveau praticien de santé qui, de part la singularité de ses concepts et de sa pratique, place la personne et le soin préventif au cœur de son action.

Nous, ostéopathes solidaires qui donnons bénévolement plus de 5 000 consultations par an aux personnes démunies ou en grande difficulté et qui militons pour un accès à l’ostéopathie pour tous.

Nous, en qui des millions de concitoyens font confiance en première intention pour les troubles fonctionnels qui nuisent à leur santé ou pour compléter d’autres thérapies prenant en charge des pathologies ou des maladies parfois graves.

Aujourd’hui avec une prise de conscience et du courage vous lancez le Ségur de la Santé.

Nos organisations représentatives les Ostéopathes de France (OdF) et le Syndicat français des ostéopathes (SFDO) sont les interlocuteurs avec lesquelles vous pourrez échanger plus précisément et profondément sur cet horizon.

Permettez néanmoins à nous autres les 500 ostéopathes bénévoles qui chaque semaine partout en France et à l’étranger rendent accessible ce soin, permettez nous comme le petit prince de vous parler de notre planète et de vous demander de rompre l’isolement qui est le nôtre et de permettre un accès à l’ostéopathie pour tous.

Notre connaissance, c’est celle que la présence de la santé dans les corps, articulations et tissus.
La santé nous la considérons comme un phénomène dynamique, un processus qui inscrit dans le corps, dans la personne les divers évènements et contraintes de la vie, tout ce dont est faite une histoire individuelle dans sa singularité mais aussi collective par l’influence des multiples logiques au coeur desquelles elle s’insère (extrait de Source : Equipe ISIS, « inégalité sociale, industrialisation et santé », inserm U292, Kremlin-Bicêtre).
Notre exercice comporte la pratique des actes nécessaires au diagnostic des perturbations somatiques travers les dysfonctionnements de mobilité ou de motilité des articulations et des tissus en rapport avec les symptômes, les traumatismes, les pathologies du patient.

Notre soin, situé bien souvent en amont des maladies ou au début d’un processus dégénératif, doit trouver une place de choix dans l’organisation de la prévention au sein du système de santé publique dans notre pays. Non seulement pour aider les citoyens dans la gestion de leur santé mais aussi pour rendre notre système plus efficace et moins couteux.

Il s’agit bien d’une autre médecine, une médecine manuelle sans prétention mais capable de redonner du potentiel à un individu qui a vu ses capacités diminuées.

Ainsi, nous pouvons comme des médecines de « terrain » telle l’acupuncture devenir un « premier rideau » pour soulager les Français et leurs médecins surchargés de travail pour des pathologies fonctionnelles devant lesquelles ils sont parfois sans ressources.

Ainsi alors que vous impulser ce grand chantier sur notre système de santé, le temps n’est il pas venu de créer une profession et de l’intégrer aux professons de santé, aux professions médicales à compétence limitée comme peuvent l’être les chirurgiens-dentistes ou les sages-femmes ?

N’est il pas temps de nous intégrer aux politiques qui visent à fédérer les acteurs de santé dans les territoires au service des usagers, aux maisons de santé ?

Pour favoriser un accès à l’ostéopathie pour tous : N’est il pas temps, de nous permettre de travailler dans les dispensaires publiques ? N’est il pas temps de nous établir un statut dans la fonction publique hospitalière afin d’apporter dans les divers services, une aide à l’action médicamenteuse ou un soin complémentaire ou une thérapie nouvelle ?

Vous avez Monsieur le Ministre, l’ambition d’une large consultation avec les acteurs du système de santé. Tout en restant humble nous nous considérons comme l’un de ces acteurs et nous souhaitons que vous entendiez ces millions de françaises et de français qui ne comprennent pas que les ostéopathes soient encore « sur le bord du chemin ».

S’il vous plait, prenez contact avec nos organisations représentatives pour nous tracer un horizon qui aboutisse à un accès au soin ostéopathique pour tous.

Vous soulevez un espoir, s’il vous plait, ne nous décevez pas et dessinez avec nous une voie originale et concrète dans le système de santé que vous voulez bâtir.

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